Cherbourg : n°1 de l’hydrolienne en Europe ?

J’ai vécu à Cherbourg adolescente et la ville est bien connue pour l’usine de retraitement de déchets nucléaires qui se trouve à proximité. L’usine draine, directement et indirectement, une bonne partie des emplois de la région et très rares sont les familles où aucun membre ne travaille, de près ou de loin, pour cette usine. D’autres industries, en lien avec la mer cette fois-ci, sont également très présentes, en particulier les chantiers navals avec les sous-marins (nucléaires) dont le bien connu Redoutable, visitable à la Cité de la Mer.

Mais voilà qu’un appel d’offre étatique en début d’année pourrait changer considérablement le paysage économique, énergétique et pourquoi pas culturel de Cherbourg. L’idée ? Une ferme d’hydroliennes dans le raz Blanchard et une usine de production d’hydroliennes dans le port de Cherbourg, qui serait ouverte par DCNS d’ici 2014 et aurait une capacité d’une centaine d’hydroliennes par an.

Pourquoi les hydroliennes ?

Je ne retiendrai que cela : l’eau étant 830 fois plus dense que l’air, les hydroliennes, homologues marines des éoliennes, peuvent produire autant d’énergie tout en étant beaucoup plus petites. “On peut être très vite en dessous du prix de revient de l’éolien offshore”, affirme Frédéric Le Lidec, directeur du développement des énergies marines chez DCNS.

Pourquoi le raz Blanchard et le port de Cherbourg ?

Le raz Blanchard est l’un des courants de marée les plus puissants en Europe : son potentiel en termes de production électrique le fait entrer parmi les localisations les plus intéressantes du monde.

Tout proche du site d’implantation de la ferme, le port de Cherbourg est l’un des rares ports en eau profonde de la région et il possède la plus grande rade artificielle du monde, autant de caractéristiques qui faciliteront l’installation des hydroliennes à la sortie de l’usine.

Pourquoi DCNS ?

DCNS est fin prêt : le groupe a acquis l’année dernière à 11% la société irlandaise OpenHydro, leader du secteur de l’hydrolien. Aujourd’hui, les deux sociétés construisent ensemble le premier parc d’hydroliennes du monde au large de Paimpol-Bréhat. Quatre des machines du parc sont construites pour le compte d’EDF. La première machine a été testée en mer à l’automne 2011 et le parc doit être opérationnel d’ici fin 2012.

La vidéo ci-dessous, produite par EDF à propos de ses quatres machines de Paimpol-Bréhat, met en images le fonctionnement d’une ferme d’hydroliennes.


Source : http://www.youtube.com/watch?v=4Xxk6-iTRwY

En quoi cela nous concerne-t’il ?

Si Cherbourg, haut lieu de l’industrie nucléaire française, s’investit dans les énergies marines renouvelables (EMR), la France pourrait faire décoller cette industrie voire prendre la tête de son développement en Europe et dans le monde en capitalisant sur les ressources exceptionnelles qui se trouvent dans ce “bout du monde”, ainsi qu’aiment à l’appeler les locaux, qu’est la presqu’île du Cotentin.

Pour en savoir plus

DCNS : des sous-marins nucléaires aux énergies renouvelables
Cherbourg. Cap sur les énergies renouvelables pour le port du Cotentin
Le port de Cherbourg décroche les hydroliennes
DCNS veut créer une usine de production d’hydroliennes à Cherbourg
Le parc hydrolien de Paimpol-Bréhat selon EDF

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