La plus verte n’est pas celle que l’on croit…

Je voudrais ici résumer et schématiser un article de Didier Julienne que j’ai lu récemment sur le blog Market-Makers de Les Echos. Cet article donne une vue intéressante de la transition énergétique qui s’enclenche et des énergies vertes qui ont de l’avenir. Pour ne rien gâcher, l’entrée en matière humoristique nous présente sous les traits d’une BD bien connue les différentes familles de production d’énergie que l’on connaît actuellement.

Le fil rouge de l’article est de comparer en fonction de 4 critères les différentes sources d’énergie envisageables. Mais l’on s’aperçoit que ces critères ne suffisent pas à départager les options. C’est alors qu’entre en jeu un cinquième critère. Et les plus vertes ne sont plus forcément les énergies que l’on croit…

Je résume ici l’analyse sous forme de tableau comparatif et je vous enjoins à lire l’article original qui est plus qualitatif. J’ose cependant espérer que ce tableau comparatif sera une aide à la lecture. Pour ma part, j’aurais aimé avoir un tableau de ce genre sous les yeux au fur et à mesure de mon avancement dans l’analyse…

Un dernier ajout : en relisant l’article à la lumière du tableau, il ne m’a pas semblé retrouver les raisons de l’élimination de la biomasse comme énergie verte et viable pour la transition énergétique. Je me permets ici d’émettre des hypothèses :

  • La biomasse n’est pas toujours une énergie renouvelable propre : la consommation de bois, importante dans le chauffage domestique, est polluante car brûler le bois dégage notamment du CO2, gaz à effet de serre. Il faut cependant savoir que les cendres sont des fertilisants naturels.
  • La biomasse ne se renouvelle que si l’équilibre prélèvement / accroissement biologique est préservé.
  • La biomasse n’est pas aussi efficace au m2 que le solaire et l’éolien. Même la plus efficace des plantes, le maïs, ne convertit que 0,5% de l’énergie solaire en source d’énergie utilisable. Le solaire atteint 15%, l’éolien est au-delà (source : Earth Policy Institute). A surface égale (et nous vivons dans un monde de rareté de l’espace), il vaut donc mieux investir dans des panneaux solaires.
  • Les usages alimentaires et énergétiques de la biomasse entrent en compétition, en particulier dans les zones densément peuplées
  • Les rendements sont dépendants de très nombreux critères (climat, qualité des sols, apports en eau, etc.).

Dans l’ensemble, il apparaît que la biomasse comme source d’énergie reste peu efficace et relativement peu fiable. Une structuration plus poussée de la filière semble donc nécessaire pour une étude au cas-par-cas de son potentiel.

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2 Responses to La plus verte n’est pas celle que l’on croit…

  1. Vicki says:

    Wow! In the end I got a weblog from where I be able to actually obtain helpful facts regarding my study and
    knowledge.

    • Hi Vicky,

      Thank you for your interest!

      Don’t hesitate to register and receive an email alert for new posts through the dedicated widget in the right column. Thank you again and hope to see you again around soon.

      Best,

      Mélanie Chambaretaud

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